Ce sont les titres que l'on donne à deux des Quatuors opus 50 de Joseph Haydn, appelés aussi «Prussiens» parce que dédiés au roi violoncelliste Frédéric Guillaume II. Les titres sont souvent là pour cacher l'embarras où laissse une musique d'une si parfaite pureté qu'on tente d'apprivoiser par l'anecdote. D'une incroyable maîtrise d'écriture, d'une invention inépuisable dans les échanges instrumentaux, ces œuvres n'en sont pas moins toujours fraîches et enjouées. Les remarquables musiciens suisses du Quatuor Amati jouent dans cet esprit d'exigence, qui n'empèche jamais le sourire.