Andrea Marcon est claveciniste et organiste. Il n'avait donc, pour l'instrument à cordes pincées, qu'à puiser dans les 555 sonates de Scarlatti. Il a préféré l'instrument à tuyaux, sans doute inspiré par les couleurs inimaginables que le facteur damate Callido sut donner à son instrument de Trévise (1778): verdeur, innocence, transparence. anches d'une nasalité presque cocasse, flûtes douces commes des joues d'enfant, plein heu d'un orgueil naïf... L'atmosphère des pièces choisies donne une idée de ce que le Padre Soler eût écrit s'il avait eu le génie de Scarlatti... La prise de con (très proche, comme il se doit, mais comme on ne fait jamais) est exceptionelle.