Soulignons d'abord le côté parfaitement complet de la documentation apportée par le livret. Ce professionalisme se retrouve dans la qualité de la prise de son, dans l'accord de l'instrument et, cela va sans dire, dans le jeu d'Andrea Marcon qui irait jusqu'à nous faire oublier que c'est de la petite musique au'il nous fait entendre.
Le sourire vient souvent aux lèvres, lors de l'audition de ce récital. Plusieurs de ces pièces sont en effet gentiment désuètes, d'effet un peu facile, plus proches de l'opéra-comique que de l'église. Heureusement, d'autres manifestations de notre plaisir sont le fait de l'interprète, dont le toucher a des raffinements seulement comparables à la plus fines gastronomie italienne. Pas vraiment des perles aux cochons, mais ce répertoire de seconde zone a eu bien de la chance d'être aussi bien traité par un homme de goût...